Jean-Blaise Grize sera toujours un des plus importants logiciens au monde, ayant donné des contributions fondamentales à l’ épistémologie génétique et aux études sur l’argumentation. Professeur honoraire de l’Université de Neuchâtel, ses travaux portent principalement sur l’épistémologie, la logique et la psycholinguistique. Il a conçu la logique naturelle en tant qu’un domaine de la logique, comptant sur la collaboration de Marie-Jeanne Borel et notamment du professeur Denis Miéville qui a hérité sa Chaire et la direction de ses travaux. Le professeur Grize est décédé le 3 août 2013.

Biographie résumée

Après des études de mathématiques aux universités de Neuchâtel (Suisse) et de Louvain (Belgique), Jean-Blaise Grize soutient son doctorat en 1954, à l’Université de Neuchâtel ; le thème de sa thèse de doctorat est révélateur de l’intérêt soutenu que Grize partage pour la pensée naturelle et son expression logique : « Essai sur le rôle du temps en analyse mathématique classique ».

Professeur extraordinaire à l’Université de Genève, il travaille de 1958 à 1968 au Centre international d’épistémologie génétique, dirigé par Jean Piaget. Puis, professeur ordinaire à l’Université de Neuchâtel, également recteur de cette institution de 1975-1979, il y fonde en 1969, le Centre de recherches sémiologiques, Centre dont il préside la destinée jusqu’en 1987. Il enseigne également aux universités de Besançon, Fribourg, Genève, Lausanne, Lisbonne, Montréal, ainsi qu’à l’école pratique des hautes études de Paris. Ses travaux portent principalement sur l’épistémologie, la logique, l’étude de l’argumentation et la psycholinguistique. À cause de ses contributions, les universités de Besançon (1982), Genève (1987) et Paris-Nord (1989) ont récompensé ses talents en lui décernant le titre de Docteur honoris causa.